Je veux tout voir et tout entendre avant de faire un choix.


 

À grandes bouchées ivres se nécroser la langue ; aspirer goulûment le suc des noirceurs ; consumer toute l’ardeur qu’elles exhalent exsangues et dévorer le cœur sorti de ses entrailles

 

voilà mon programme

programme fou, un peu fouillis, mais doux, doux, doux, on n’imaginerait pas…

je pose la question, en ce siècle féroce, si la brutalité tenace, immortelle galoche aux lèvres des mortels, qu’on me réclame de prendre ne peut pas se lier sans être la proie des flammes à une voie plus tendre et légère que le blâme n’atteindrait jamais à fond de son obscur.

 

Naissons, Oh ! Naissons les uns aux autres, aimons, haïssons, mais ne nous veuillons pas de mal !

 

Pourquoi serais-je le seul à vouloir que tous les idéaux soient conciliés ensemble ?

J’aime la morale comme j’aime les libertins, d’amour vrai et fort. J’aime la violence et la douceur, la folie et la raison, le travail studieux et la fainéantise.

 

J’aime !



recette ·

premier vers : Oz

2ème verre : grillons et grillades

3 : l’envers des illusions

Ô vers d’Oz, dans cet enfer des illusions il y a peut-être un paradis, dehors aussi, ose !

D’aigri devient gris, d’agraire entend guerre, graphe et agrafe aux idées des dessins colorés ! Là où les femmes brûlent, c’est en nous, là où le feu nous excite c’est en dehors, dans le réel !



je chante à l’écho ·

depuis… depuis des temps certains, certaines fois je vais.

 

je vais dans le lointain cacher dans les filets d’un pêcheur un peu vous…

 

je rame à ses côtés, écoutant clapoter, l’eau…

 

et me reviennent mes mots, comme, comme, comme un écho.

 

soudain dans l’eau qui luit je m’aperçois un peu, le je qui m’éclabousse me donne envie de dire… qu’au long de l’eau j’adore quand j’ai jeté mes mots.

 

ces mots-cis que voilà, que vous trouverez sous les images perçantes qui m’ont astonishé…

 

 

.·˙·.·˙·.·˙·.
nous, noués à la nuit,

noyés d’ennui flou,

marchons vers la vie, fous.

 

 

.·˙·.·˙·.·˙·.

je me suis noyé

dans ses yeux, qui, trop vagues,

pleuraient l’aube entamée.

 

 

.·˙·.·˙·.·˙·.

courir, les pieds nus dans la terre,

fouettés

par les baisers des rires.

rouler, les yeux croient la poussière,

qui leur dit

qu’ils sont bien fatigués.

jouer, et s’endormir

plus saoûl que toi

qui m’écris de ton ciel vide.

 

 

.·˙·.·˙·.·˙·.

un long cou qui se coule

avant que ne décolle

la tête qui s’enroule.

lac, allé au soleil,

le corps hallé, langueurs,

l’oiseau luit, les eaux l’ont.

 

 

.·˙·.·˙·.·˙·.

j’ai bu l’eau, à l’insecte

j’ai volé le miroir

pour m’y voir, luit.

 

 

.·˙·.·˙·.·˙·.

un nuage égaré s’était tourné vers moi, me jetant un regard comme un reflet d’émoi, et moi, mort, emmuré de mes eaux, démesuré mais un, amenuisé de nuit, je zyeutais sur l’amour comme pas un ne l’osait.

je me suis relevé, sorti du lit de l’eau, l’onde a lui sous la lune, elle dormait dans mes bras. mer – rivage – le soleil se voilait et se levait pourtant.

rayé de lumière, taché de ses rayons d’élytres, attaché au doux chant, je chutais sans fin au fond du fond du fond du lac. clé obscure de ces airs : sol, je ricochais toujours. onde, noyé d’obscur, ronde des gnomes dans le liszt de nos jours. murmures d’arbres où s’enlise nos pas. passé .:

elle avait des lèvres chaudes comme la pluie, appuyée sur mon cou, elle m’appelait à terre, ployé sous elle, j’ai pleuré la rivière, vu l’eau couler sous elle. bulle amour ensorcelle. futur .:

courir encore, sur le fil et le perdre, aiguisé de l’avril découvert aussi loin, de l’autre côté des océans, partir, chanter à tue-tête des refrains qu’interroge mes doigts le long d’un corps de bois, chitarra. présent .:

 

.·˙·.·˙·.·˙·.

couche d’eau qui accouche

« tu gobes une mouche ! »

d’obliques firmaments…

 

 

.·˙·.·˙·.·˙·.

la colline s’est coulée
dans l’ombre que l’été
a jeté sur l’automne

monotonie, gaieté,
sous le soleil atone
la pudeur a perlé

et là où tu t’étonnes
de sentir tes foulées
que le vent vient fouetter

tu t’arrêtes et frissonnes…

 

.·˙·.
 

corridor d’or sur l’eau d’où

monte en un décor…

le ciel est à genoux.

 

˙·.·˙
 

···sonnet un peu diffus···

entre misère et vain,
venait à moi mon coeur,
dans les flots, roulés comme
elle, je perdais l’espoir.

pourtant il était tard,
et ses yeux avaient plu,
et du ciel avaient plus
l’air lunaire que les miens.

sa voix était posée
contre un morceau de ciel,
et tordait dans sa bouche

le monde envahit d’hommes,
qui perdraient pour toujours
la raison et la foi.

 

 

.·˙·.·˙·.·˙·.

cascade, de couleurs,
chute de mots, de fleurs,
c’est l’automne qui flambe.

et dans les phrases qui flanchent
l’homme lit le mélange
de prose et poësie

le son abscons se fée
et le sens sonore
la lumière qui s’endort
devient comme un trophée

la boire et puis la rendre,
pour la prendre, à-peu-près
puissant comme de l’ambre,
se coller contre l’arbre,
s’engluer à sa peau,
sans penser à l’après.



présent ·

je crois que je me sens tellement phlaurian maintenant, que je pourrais recommencer cette vie dix fois, dix-mille fois, sans jamais m’en lasser. en étant toujours moi, original et toujours contrefait, en refaisant toujours les mêmes erreurs…

pourtant, je sais bien qu’être moi-même ce serait faire différemment, toujours nouveau dans cette façon d’être, interprète à mon propre thème, constamment en train de me revisiter sous un jour nouveau, avancer dans le même sentiment en posant mes pas dans les miens, à peine une seconde après, en sifflant un tout autre air.



pulsation de pulsions ·

la mer est au sommet des vagues



·la plume en feu·

Mes poëmes s’acheminent à la mine de crayon,

mes mots taillent, à la craie,

à nous, mîmes, qui croyons,

mine de rien, qui créons, un visage un portrait.

 

 

Le stylo s’entortille autour d’un trait, la feuille

est folle et floue et disparaît,

l’entrelac est dansant et se fait le cercueil

du point vibrant à la fin de la phrase.

 

 

L’entrelac est bien mort, morcelé et s’endort

car les mots on prit fin sous le corps qu’un parfum

évanescent taisait. Le temps d’un seul coup se ramène

et brûle le papier trop fin.

 

 

Hey ! Mais les mots dansent ! Regardez ! Ils s’allument ─

ils sont bleus, hauts, et lumineux ils fument

comme un brin de pensée qui se tordrait d’amour ─

les mots tombent du bord de mon cordeau de jour…

 

 

je suis tailleur de mine, de crayon, de visage.

Déchirant dans l’arête, je peins homme et passage,

je suis nuage à naître, je suis pierre dans l’eau,

ricochet j’éclabousse et j’échoue bien trop loin.

 

 

J’ai mis le feu aux sens et comme un roi le soir,

j’observe l’harmonie le long de l’encensoir,

rideau pâle et grisaille je laisse tout tomber.

Hey ! Regardez ! Les mots brûlent nos plumes !



qu’a l’âme à ses cris ?

qu’a l’âme à s’animer et dés qu’un mot la mord,
à changer de posture, se tendre en un ressort ?
qu’à l’âme à nous tourner en tous sens et toujours
nous faire rebondir sur ce qu’on nomme amour ?

 

l’âme est mue quand émue elle veut sans souffrir
offrir ce que fierté lui fait croire qu’elle est.
l’âme est tue quand tuée elle cherche en un tu
le monde qui s’enflamme autour de sa vertu.

 

l’âme a tort, elle se tord, car en sa chaîr de cendres,
la chaleur qui l’habite semble enfin lui sourire.
l’âme est mue, l’âme est tue, mais elle sait aimer.

 

l’âme encore se relève, et comme si brûlée,
elle n’était jamais entrée dans une tombe,
l’âme naît, l’âme n’est rien d’autre que profonde.



matelas

Une suite amère
Amère ou exotique
Me fit vider mon verre
Et lancer une pique

C’était bien la dernière
Et même si je m’applique
Je n’ferai plus le fier
Y’a ma mère qui rapplique

Voilà qui chamboule tout
Enfin c’est bien fini
Je vomis de partout

Je tombe sur le tas
Et je n’ai plus envie
Je suis un matelas

···

(écrit par jeu sur un coin de table il y a près de deux ans, éparpillé au fil des lieux qui me servent à ranger les petits bous de moi, amas de sentiments, ce petit tas de vers, retrouvé par le plus absolu des hasards, m’a juste l’air parfaitement actuel…)



autoportrait

loufoque, affolé,

flou et fou, dévalé,

de conscience.

mordu de déficiences,

avalé de questions,

- mort – foutu

de passions,

et pétri de confiance…



déclam.

·

 

Faire louange est un art que je crois difficile,
On y montre souvent un zèle qui, imbécile,
Déplaît fort à la dame ou l’objet de ses voeux,
Il faut bien prendre garde de n’être pas mielleux.

 

La louange est pourtant, une fois achevée,
Si elle est tant parfaite qu’on la peut comparer
Au modèle, à la belle grâce à laquelle elle vit,
La fierté absolue de celui qui l’écrit.

 

Je vous loue damoiselle qui avez su me plaire,
Ô vous qui êtes celle… Ah ! mais je dois me taire,
Avant que de tuer tout cet amour naissant.

 

Je ne dirais qu’un mot pour louer votre grâce,
Vos lèvres sont si belles que si je les embrasse…

 

·

 

Je ne finirai pas, ce serait indécent.

 

·

 

 




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Je veux tout voir et tout entendre avant de faire un choix.


 

À grandes bouchées ivres se nécroser la langue ; aspirer goulûment le suc des noirceurs ; consumer toute l’ardeur qu’elles exhalent exsangues et dévorer le cœur sorti de ses entrailles

 

voilà mon programme

programme fou, un peu fouillis, mais doux, doux, doux, on n’imaginerait pas…

je pose la question, en ce siècle féroce, si la brutalité tenace, immortelle galoche aux lèvres des mortels, qu’on me réclame de prendre ne peut pas se lier sans être la proie des flammes à une voie plus tendre et légère que le blâme n’atteindrait jamais à fond de son obscur.

 

Naissons, Oh ! Naissons les uns aux autres, aimons, haïssons, mais ne nous veuillons pas de mal !

 

Pourquoi serais-je le seul à vouloir que tous les idéaux soient conciliés ensemble ?

J’aime la morale comme j’aime les libertins, d’amour vrai et fort. J’aime la violence et la douceur, la folie et la raison, le travail studieux et la fainéantise.

 

J’aime !

recette ·

premier vers : Oz

2ème verre : grillons et grillades

3 : l’envers des illusions

Ô vers d’Oz, dans cet enfer des illusions il y a peut-être un paradis, dehors aussi, ose !

D’aigri devient gris, d’agraire entend guerre, graphe et agrafe aux idées des dessins colorés ! Là où les femmes brûlent, c’est en nous, là où le feu nous excite c’est en dehors, dans le réel !

je chante à l’écho ·

depuis… depuis des temps certains, certaines fois je vais.

 

je vais dans le lointain cacher dans les filets d’un pêcheur un peu vous…

 

je rame à ses côtés, écoutant clapoter, l’eau…

 

et me reviennent mes mots, comme, comme, comme un écho.

 

soudain dans l’eau qui luit je m’aperçois un peu, le je qui m’éclabousse me donne envie de dire… qu’au long de l’eau j’adore quand j’ai jeté mes mots.

 

ces mots-cis que voilà, que vous trouverez sous les images perçantes qui m’ont astonishé…

 

 

.·˙·.·˙·.·˙·.
nous, noués à la nuit,

noyés d’ennui flou,

marchons vers la vie, fous.

 

 

.·˙·.·˙·.·˙·.

je me suis noyé

dans ses yeux, qui, trop vagues,

pleuraient l’aube entamée.

 

 

.·˙·.·˙·.·˙·.

courir, les pieds nus dans la terre,

fouettés

par les baisers des rires.

rouler, les yeux croient la poussière,

qui leur dit

qu’ils sont bien fatigués.

jouer, et s’endormir

plus saoûl que toi

qui m’écris de ton ciel vide.

 

 

.·˙·.·˙·.·˙·.

un long cou qui se coule

avant que ne décolle

la tête qui s’enroule.

lac, allé au soleil,

le corps hallé, langueurs,

l’oiseau luit, les eaux l’ont.

 

 

.·˙·.·˙·.·˙·.

j’ai bu l’eau, à l’insecte

j’ai volé le miroir

pour m’y voir, luit.

 

 

.·˙·.·˙·.·˙·.

un nuage égaré s’était tourné vers moi, me jetant un regard comme un reflet d’émoi, et moi, mort, emmuré de mes eaux, démesuré mais un, amenuisé de nuit, je zyeutais sur l’amour comme pas un ne l’osait.

je me suis relevé, sorti du lit de l’eau, l’onde a lui sous la lune, elle dormait dans mes bras. mer – rivage – le soleil se voilait et se levait pourtant.

rayé de lumière, taché de ses rayons d’élytres, attaché au doux chant, je chutais sans fin au fond du fond du fond du lac. clé obscure de ces airs : sol, je ricochais toujours. onde, noyé d’obscur, ronde des gnomes dans le liszt de nos jours. murmures d’arbres où s’enlise nos pas. passé .:

elle avait des lèvres chaudes comme la pluie, appuyée sur mon cou, elle m’appelait à terre, ployé sous elle, j’ai pleuré la rivière, vu l’eau couler sous elle. bulle amour ensorcelle. futur .:

courir encore, sur le fil et le perdre, aiguisé de l’avril découvert aussi loin, de l’autre côté des océans, partir, chanter à tue-tête des refrains qu’interroge mes doigts le long d’un corps de bois, chitarra. présent .:

 

.·˙·.·˙·.·˙·.

couche d’eau qui accouche

« tu gobes une mouche ! »

d’obliques firmaments…

 

 

.·˙·.·˙·.·˙·.

la colline s’est coulée
dans l’ombre que l’été
a jeté sur l’automne

monotonie, gaieté,
sous le soleil atone
la pudeur a perlé

et là où tu t’étonnes
de sentir tes foulées
que le vent vient fouetter

tu t’arrêtes et frissonnes…

 

.·˙·.
 

corridor d’or sur l’eau d’où

monte en un décor…

le ciel est à genoux.

 

˙·.·˙
 

···sonnet un peu diffus···

entre misère et vain,
venait à moi mon coeur,
dans les flots, roulés comme
elle, je perdais l’espoir.

pourtant il était tard,
et ses yeux avaient plu,
et du ciel avaient plus
l’air lunaire que les miens.

sa voix était posée
contre un morceau de ciel,
et tordait dans sa bouche

le monde envahit d’hommes,
qui perdraient pour toujours
la raison et la foi.

 

 

.·˙·.·˙·.·˙·.

cascade, de couleurs,
chute de mots, de fleurs,
c’est l’automne qui flambe.

et dans les phrases qui flanchent
l’homme lit le mélange
de prose et poësie

le son abscons se fée
et le sens sonore
la lumière qui s’endort
devient comme un trophée

la boire et puis la rendre,
pour la prendre, à-peu-près
puissant comme de l’ambre,
se coller contre l’arbre,
s’engluer à sa peau,
sans penser à l’après.

présent ·

je crois que je me sens tellement phlaurian maintenant, que je pourrais recommencer cette vie dix fois, dix-mille fois, sans jamais m’en lasser. en étant toujours moi, original et toujours contrefait, en refaisant toujours les mêmes erreurs…

pourtant, je sais bien qu’être moi-même ce serait faire différemment, toujours nouveau dans cette façon d’être, interprète à mon propre thème, constamment en train de me revisiter sous un jour nouveau, avancer dans le même sentiment en posant mes pas dans les miens, à peine une seconde après, en sifflant un tout autre air.

pulsation de pulsions ·

la mer est au sommet des vagues

·la plume en feu·

Mes poëmes s’acheminent à la mine de crayon,

mes mots taillent, à la craie,

à nous, mîmes, qui croyons,

mine de rien, qui créons, un visage un portrait.

 

 

Le stylo s’entortille autour d’un trait, la feuille

est folle et floue et disparaît,

l’entrelac est dansant et se fait le cercueil

du point vibrant à la fin de la phrase.

 

 

L’entrelac est bien mort, morcelé et s’endort

car les mots on prit fin sous le corps qu’un parfum

évanescent taisait. Le temps d’un seul coup se ramène

et brûle le papier trop fin.

 

 

Hey ! Mais les mots dansent ! Regardez ! Ils s’allument ─

ils sont bleus, hauts, et lumineux ils fument

comme un brin de pensée qui se tordrait d’amour ─

les mots tombent du bord de mon cordeau de jour…

 

 

je suis tailleur de mine, de crayon, de visage.

Déchirant dans l’arête, je peins homme et passage,

je suis nuage à naître, je suis pierre dans l’eau,

ricochet j’éclabousse et j’échoue bien trop loin.

 

 

J’ai mis le feu aux sens et comme un roi le soir,

j’observe l’harmonie le long de l’encensoir,

rideau pâle et grisaille je laisse tout tomber.

Hey ! Regardez ! Les mots brûlent nos plumes !

qu’a l’âme à ses cris ?

qu’a l’âme à s’animer et dés qu’un mot la mord,
à changer de posture, se tendre en un ressort ?
qu’à l’âme à nous tourner en tous sens et toujours
nous faire rebondir sur ce qu’on nomme amour ?

 

l’âme est mue quand émue elle veut sans souffrir
offrir ce que fierté lui fait croire qu’elle est.
l’âme est tue quand tuée elle cherche en un tu
le monde qui s’enflamme autour de sa vertu.

 

l’âme a tort, elle se tord, car en sa chaîr de cendres,
la chaleur qui l’habite semble enfin lui sourire.
l’âme est mue, l’âme est tue, mais elle sait aimer.

 

l’âme encore se relève, et comme si brûlée,
elle n’était jamais entrée dans une tombe,
l’âme naît, l’âme n’est rien d’autre que profonde.

matelas

Une suite amère
Amère ou exotique
Me fit vider mon verre
Et lancer une pique

C’était bien la dernière
Et même si je m’applique
Je n’ferai plus le fier
Y’a ma mère qui rapplique

Voilà qui chamboule tout
Enfin c’est bien fini
Je vomis de partout

Je tombe sur le tas
Et je n’ai plus envie
Je suis un matelas

···

(écrit par jeu sur un coin de table il y a près de deux ans, éparpillé au fil des lieux qui me servent à ranger les petits bous de moi, amas de sentiments, ce petit tas de vers, retrouvé par le plus absolu des hasards, m’a juste l’air parfaitement actuel…)

autoportrait

loufoque, affolé,

flou et fou, dévalé,

de conscience.

mordu de déficiences,

avalé de questions,

- mort – foutu

de passions,

et pétri de confiance…

déclam.

·

 

Faire louange est un art que je crois difficile,
On y montre souvent un zèle qui, imbécile,
Déplaît fort à la dame ou l’objet de ses voeux,
Il faut bien prendre garde de n’être pas mielleux.

 

La louange est pourtant, une fois achevée,
Si elle est tant parfaite qu’on la peut comparer
Au modèle, à la belle grâce à laquelle elle vit,
La fierté absolue de celui qui l’écrit.

 

Je vous loue damoiselle qui avez su me plaire,
Ô vous qui êtes celle… Ah ! mais je dois me taire,
Avant que de tuer tout cet amour naissant.

 

Je ne dirais qu’un mot pour louer votre grâce,
Vos lèvres sont si belles que si je les embrasse…

 

·

 

Je ne finirai pas, ce serait indécent.

 

·

 

 

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