effrayé

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sanchez ·

dessin7.jpg



j’ai tombé amouri ·

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wind of Oz ·

dessin4.jpg



papilles ·

dessin5.jpg



rubharbe bleue ·

- Âme, ma chair-âme, ne vois-tu rien venir ?
 

- Au clair du ciel ouvert sous l’œil empli de flammes,
La plaine est allumée de son ardent désir.
 

- Mais du désir de qui ?
 

- Du désir du Quidam.
La blondeur des blés murs est couchée sous le vent
Les épis tout enflés de leur fureur de vivre
Éclatent au matin…
 

- Et leurs grains arrivant… ?
 

- …Dans la terre harcelée par la nuit et le givre
Sont la promesse d’une récolte future,
D’un sac un peu moins lourd au dos du paysan
Qui posera ses mains dans l’herbe et la patûre…
 

- Sont la promesse faite chaque an tout les ans
Que la marmaille ira, rira, sera méchante
Et grandira un peu sous l’œil bienveillant
De la nature-mère ou de celle qui chante
Dans la douceur du soir quand l’homme s’asseyant
Il sent venir la mort, ce sommeil sans couleur…
 

- Oui, qu’il sent qu’il s’endort et que sa vie prend fin…
Mais d’où vient ta colère ? Conte-moi ta douleur…
 

- C’est que de mon amour tu ne dis jamais rien :
Tu parles du mauvais temps, de l’eau, des paysages,
Tu dis la vie du monde et tu sembles content,
Mais mon âme-cœur-corps, tu oublies ton visage
Et le carnage-amour qui te froisse à l’instant,
Tu oublies de jeter un regard en arrière
Et de vivre un peu mieux, de t’abreuver d’orgueil,
De cueillir les Soleils qui détournent, trop fiers
Leurs yeux des tiens, tu sais que tes cheveux s’effeuillent,
Tu sais que je suis laid, et trop las pour mourir…
 

- Tu voudrais que je cherche un peu à satisfaire
Cet élan qui ne t’a jamais fait que souffrir,
Et que je sois heureux tout en te laissant plaire ?
 

- Je voudrais, je voudrais…
 

- Tu ne voudrais pas ça,
Ni finir ta vieillesse empêtré dans l’amour,
Dans les souvenirs lourds, les rancœurs, et le sas
Qui mène de la vie-vraie au crémâtoire, au four,
Cette chute infinie des cieux jusqu’aux enfers…
 

- Assez ! Esprit qui m’a trompé, tes illusions
Ne te serviront plus, tes pulsions mortifères
N’auront plus le primat de mes nuits de vision.
Je veux être amoureux et finir en Enfer !



au clair de ma Lune ·

la Lune avec un grand L m’allume avec ses grandes ailes
ses airs bizarres, son art de plaire
j’assure la Lune de mon plus plein
sentiment dévoué de chagrin
 

le réverbère boit la lumière
et la recrache
dans la nuit noire ça fait une tache
pas très solaire mais solitaire
 

la Lune c’est plus beau que ce pilier de fer
et sans attache au ciel
la Lune c’est du miel
 

et moi, je tombe
 

et je trébuche
parce que la Lune a l’culot
de m’faire le coup
du cul-de-sac cul-sec
 

alors je reprends vie
et ma vieille longue-vue
redevenue vide
guide mes yeux vers elle
 

couché dans les poubelles
de la rue gazomètre
je vois un bec-de-gaz
crier « Gare ou vous mettre ! »
 

et j’avoue que je perds
un p’tit peu les pédales
ce blanc était pas mal
bien qu’un peu sec peut-être
 

alors bonne nuit, Lune,
siffle l’esprit-devin
près de moi qui soleille
dans sa fiole de verre
 

bonne-nuit le sommeil
et bonne nuit la Lune…

 



Samhain ·

Vulnérabilité
Mon cœur est sous verrou
Qui sait quand reverra
Mon ardeur ton été

 

Je veux y habiter
Dans ce grand bois clair où
La peau nue de tes bras
Serre l’écorce hantée

 

Où mon âme arrêtée
Observe de son trou
Les trous que tu feras
De tes yeux fous jetés

 

De tes yeux en fusil
Fouillant, foulant mes feuilles

 

À mon bal où fêtée
Tu t’enivres
Et t’écroules
Et ton souffle qui roule
Couchée dans l’herbe sage
Ne réponds plus qu’à moi
Qu’à ma langue
Et mes doigts
Qui comme des branchages
T’élèvent en te berçant
Dans les ciels que mon sang

 

Que mon sang

 

Que mon sang

 

Sur la mousse descend
Et me délivre enfin
De ma fièvre de toi



neige, bruit, friture ·

Il pleut des ondes, et ma blonde est un monde
Je reçois la télé, j’étale ma tête ronde
Et je la fais rouler

 

Je mets à plat, planisphère flottant
Les chemins que mon cœur parcoure dans mes nuits
Sous la Lune nouvelle
Et je me les rapelle

 

Je siffle un air et boit
À la coupe des lèvres la langue des bois
Son sang
Sa verve
Son vernis
Sa cire
Sa sève

 

Et je m’évanouis



humidité ·

Un vent chaud bat ce soir,
Autour de ma colline,
Il la berce et l’enserre
Comme la calamine
Se glisse tendrement
Du fer au feu des doigts.

 

Les fées dorment tout bas,
Dans l’herbe que calcine
Ce souffle enflé de vie,
Et leur cri dans mes bras,
Dans la nuit que dessine
Leur sourire, est à moi.

 

Dehors bientot la pluie,
Les couleurs du matin.
Pour l’instant… plus un bruit,
A peine un doux crachin
Qui s’égoutte et s’enfuit…

 

A peine un doux chagrin.




Archives pour la catégorie foutoir

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- Âme, ma chair-âme, ne vois-tu rien venir ?
 

- Au clair du ciel ouvert sous l’œil empli de flammes,
La plaine est allumée de son ardent désir.
 

- Mais du désir de qui ?
 

- Du désir du Quidam.
La blondeur des blés murs est couchée sous le vent
Les épis tout enflés de leur fureur de vivre
Éclatent au matin…
 

- Et leurs grains arrivant… ?
 

- …Dans la terre harcelée par la nuit et le givre
Sont la promesse d’une récolte future,
D’un sac un peu moins lourd au dos du paysan
Qui posera ses mains dans l’herbe et la patûre…
 

- Sont la promesse faite chaque an tout les ans
Que la marmaille ira, rira, sera méchante
Et grandira un peu sous l’œil bienveillant
De la nature-mère ou de celle qui chante
Dans la douceur du soir quand l’homme s’asseyant
Il sent venir la mort, ce sommeil sans couleur…
 

- Oui, qu’il sent qu’il s’endort et que sa vie prend fin…
Mais d’où vient ta colère ? Conte-moi ta douleur…
 

- C’est que de mon amour tu ne dis jamais rien :
Tu parles du mauvais temps, de l’eau, des paysages,
Tu dis la vie du monde et tu sembles content,
Mais mon âme-cœur-corps, tu oublies ton visage
Et le carnage-amour qui te froisse à l’instant,
Tu oublies de jeter un regard en arrière
Et de vivre un peu mieux, de t’abreuver d’orgueil,
De cueillir les Soleils qui détournent, trop fiers
Leurs yeux des tiens, tu sais que tes cheveux s’effeuillent,
Tu sais que je suis laid, et trop las pour mourir…
 

- Tu voudrais que je cherche un peu à satisfaire
Cet élan qui ne t’a jamais fait que souffrir,
Et que je sois heureux tout en te laissant plaire ?
 

- Je voudrais, je voudrais…
 

- Tu ne voudrais pas ça,
Ni finir ta vieillesse empêtré dans l’amour,
Dans les souvenirs lourds, les rancœurs, et le sas
Qui mène de la vie-vraie au crémâtoire, au four,
Cette chute infinie des cieux jusqu’aux enfers…
 

- Assez ! Esprit qui m’a trompé, tes illusions
Ne te serviront plus, tes pulsions mortifères
N’auront plus le primat de mes nuits de vision.
Je veux être amoureux et finir en Enfer !

au clair de ma Lune ·

la Lune avec un grand L m’allume avec ses grandes ailes
ses airs bizarres, son art de plaire
j’assure la Lune de mon plus plein
sentiment dévoué de chagrin
 

le réverbère boit la lumière
et la recrache
dans la nuit noire ça fait une tache
pas très solaire mais solitaire
 

la Lune c’est plus beau que ce pilier de fer
et sans attache au ciel
la Lune c’est du miel
 

et moi, je tombe
 

et je trébuche
parce que la Lune a l’culot
de m’faire le coup
du cul-de-sac cul-sec
 

alors je reprends vie
et ma vieille longue-vue
redevenue vide
guide mes yeux vers elle
 

couché dans les poubelles
de la rue gazomètre
je vois un bec-de-gaz
crier « Gare ou vous mettre ! »
 

et j’avoue que je perds
un p’tit peu les pédales
ce blanc était pas mal
bien qu’un peu sec peut-être
 

alors bonne nuit, Lune,
siffle l’esprit-devin
près de moi qui soleille
dans sa fiole de verre
 

bonne-nuit le sommeil
et bonne nuit la Lune…

 

Samhain ·

Vulnérabilité
Mon cœur est sous verrou
Qui sait quand reverra
Mon ardeur ton été

 

Je veux y habiter
Dans ce grand bois clair où
La peau nue de tes bras
Serre l’écorce hantée

 

Où mon âme arrêtée
Observe de son trou
Les trous que tu feras
De tes yeux fous jetés

 

De tes yeux en fusil
Fouillant, foulant mes feuilles

 

À mon bal où fêtée
Tu t’enivres
Et t’écroules
Et ton souffle qui roule
Couchée dans l’herbe sage
Ne réponds plus qu’à moi
Qu’à ma langue
Et mes doigts
Qui comme des branchages
T’élèvent en te berçant
Dans les ciels que mon sang

 

Que mon sang

 

Que mon sang

 

Sur la mousse descend
Et me délivre enfin
De ma fièvre de toi

neige, bruit, friture ·

Il pleut des ondes, et ma blonde est un monde
Je reçois la télé, j’étale ma tête ronde
Et je la fais rouler

 

Je mets à plat, planisphère flottant
Les chemins que mon cœur parcoure dans mes nuits
Sous la Lune nouvelle
Et je me les rapelle

 

Je siffle un air et boit
À la coupe des lèvres la langue des bois
Son sang
Sa verve
Son vernis
Sa cire
Sa sève

 

Et je m’évanouis

humidité ·

Un vent chaud bat ce soir,
Autour de ma colline,
Il la berce et l’enserre
Comme la calamine
Se glisse tendrement
Du fer au feu des doigts.

 

Les fées dorment tout bas,
Dans l’herbe que calcine
Ce souffle enflé de vie,
Et leur cri dans mes bras,
Dans la nuit que dessine
Leur sourire, est à moi.

 

Dehors bientot la pluie,
Les couleurs du matin.
Pour l’instant… plus un bruit,
A peine un doux crachin
Qui s’égoutte et s’enfuit…

 

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