le berger de ces vagues

En descendant la rue
Une traîne de pluie
Me fit un long manteau

Je marchais quelque temps
Accompagné du bruit
de cet écoulement

Il surgissait du sol
Tout un troupeau bêlant
De rides et d’envol

De langues empesées
De mots couleur de ciel
Et de sel de rosée

Dans cette rue si grise
Je surpris ma pensée
Faire comme une frise

Me dessiner par terre
Dans les reflets enflés
Reniflant l’air en fleur

Et je fus pâtre et bise

 


Autres articles

Un commentaire

  1. philosiris dit :

    Tu me rappelles ces hirondelles qui virevoltent avec panache et insouciance. Ces hirondelles qui s’attellent à la tâche, confectionnnent un abri qui laisse rêveur tout enfant dont le regard béat rencontre l’oeuvre de l’esthète. C’est la dialectique du connu et de l’inconnu, de l’esthète et du besogneux. Bref, j’apprécie tes textes. Mais tu le savais déjà. Ce que tu ne savais pas n’est rien d’autre que mon désir infantile de redécouvrir un être qui me manque par la faute d’un code personnel, par ma faute.
    I hope I’ll hear news from ya, soon…

    Dernière publication sur * Esquisses Et Obscurité * : Dessine-moi une histoire... - à K.M.

Répondre

penser et tout dire |
Pascal DEMEURE, mes romans.... |
le Cri du Crabe qui Cuit ... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | rguiegu brahim - ÅíãÇÁÉ æÑÏ...
| dislui
| sarivoli