Onde

J’ai frappé

Bien sûr au long cours de ma vie mes deux poings sont tombés

Comme deux gouttes d’eau

Sur les sillons tracés

Par le sanglot

 

Et sur le sein duquel écoulé le temps fêle

Se ride la peau

Un peu

L’appel

L’appeau

 

L’iris a vu la mort

Et l’iris l’a vu

Fente bleue dans le sol

Ciel de sang et violettes

 

J’ai lu sa trop grande moue d’amour

Levé l’œil et si j’avais lavé aussi

Mes restes de conscience

Dans un vers dévalé

La pente dans ce sens

Je n’aurais plus où danse

 

Elle a dansé yeux noirs bloqué les nénuphars

Les calices et les verres d’ivoires

Opalescence

Ô pâle essence

Le voilà ton cadeau

Et tout mon cadenas

 

J’ai les lèvres tachées du fil de sang qui clôt

Le mot

Le sourire tiré et tracé et cousu

J’ai la phrase finie par un étirement

Une vibration

Un point

 


2 commentaires

  1. Julie dit :

    Ah ! Ça m’avait manqué de te lire. Félicitations pour ce beau poème. Dès que ton recueil est publié, je vais dans ma librairie !

  2. Mona M. dit :

    qui trouve ça très beau aussi.

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