Samhain ·

Vulnérabilité
Mon cœur est sous verrou
Qui sait quand reverra
Mon ardeur ton été

 

Je veux y habiter
Dans ce grand bois clair où
La peau nue de tes bras
Serre l’écorce hantée

 

Où mon âme arrêtée
Observe de son trou
Les trous que tu feras
De tes yeux fous jetés

 

De tes yeux en fusil
Fouillant, foulant mes feuilles

 

À mon bal où fêtée
Tu t’enivres
Et t’écroules
Et ton souffle qui roule
Couchée dans l’herbe sage
Ne réponds plus qu’à moi
Qu’à ma langue
Et mes doigts
Qui comme des branchages
T’élèvent en te berçant
Dans les ciels que mon sang

 

Que mon sang

 

Que mon sang

 

Sur la mousse descend
Et me délivre enfin
De ma fièvre de toi

 


Autres articles

Répondre

penser et tout dire |
Pascal DEMEURE, mes romans.... |
le Cri du Crabe qui Cuit ... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | rguiegu brahim - ÅíãÇÁÉ æÑÏ...
| dislui
| sarivoli