age ·

Les heures tressent, en tendresse, une corde de jour, sur laquelle se glissent, comme des perles le long d’un fil d’or vieux, de la nacre, des hommes, qui viennent s’échouer sur une plage antique, peut-être celle-là même où ils sont nés, juste à temps pour voir le lever d’un soleil nouveau. La nuit a coulé sur leur peau comme les larmes d’une amante effrayée, ils repartent à la guerre, vont combattre la foule d’Émotions Obscures, au nom du Sentiment, ils ne sauront jamais si ils ont raison ou tort, mais ils ont une Cause.

 

La rationalité froide en a déjà noyé, dedans des requins fous mordent leurs jambes de chair et d’os, d’autres savent que dans les cieux du mysticisme, de grands aigles volent portés par des plumes faites de vent.

 

Le soleil est bien là, le sel et le sang aussi qui donnent leur goût aux choses, ceux qui ont rebattu les sentiers de la jungle de l’île qui les a vu naître sont peut-être morts mangés par les panthères.

 

Un seul s’est assis, n’a pas bougé, a attendu que tout se calme dans sa tête. Et quand les autres furent tous morts tués par les dangers d’un monde sanglant qu’ils étaient allé affronter, il se posa La Question :

 

 

« mais qui est l’ennemi ? »

 

 

nulle réponse ne vint des cadavres. Il se leva, et alla vivre.

 

 

Puis, les cadavres à leur tour se levèrent, et allèrent vivre.

 

 

Phlaurian était tout seul, mais personne n’avait jamais compris ce que cela voulait dire pour lui seul.

 


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