plus de place ·

s’écouler en silence, comme une goutte morte au milieu des trop nombreux points d’exclamation, foule de la rivière, serrés, nous sommes serrés, morts. Nous partons, mais encore ?

Le paysage invisible continue de changer, les murs le protègent de mon regard et nous pleurons les formes absentes des arbres qui s’oublient. Les corps sont serrés, serrée aussi l’écorce contre les images qui se frottent à ma tête.

Nous avons besoin de temps, de temps en temps, pour partir plus tôt et oublier que nous devrions travailler. Travailler en silence, travailler à la mort, de nos pulsions, nos corps, serrés nos corps serrés.

La douceur d’être en vie et qui s’oublie bien vite nous frôle tandis qu’en silence nous voyons se briser les vitres des cloisons, nous tombons au loin dans la poussière et vertical aimant, la lune est notre corps et notre blancheur nous mord.

Dérouler le voyage, et boire à l’eau des jours, d’où jaillit notre phlaut, posé de poësie. Se laisser prendre, amour, pour le goût du récit, puissant comme de l’ambre… et s’oublier, récif, en mangeant le corail, bien qu’où que le corps aille, les vagues nous brisant, nous abreuvent et divaguent…

mourir de ses mots, de ses envies de partir, les voyages en train m’inspirent…

 


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Un commentaire

  1. bric à brac baroque dit :

    J’ai retrouvé ce texte sur mon blog, que j’ai écrit cet automne, et je vous le dédie…

    Le poète
    8 novembre 2009

    Tentative personnelle de définition, née d’une lecture de Jacques Rancière, Politique de la littérature, et d’un chapitre où il évoque le poète Mallarmé et sa réflexion sur le langage poétique.
    Le poète, pour moi, est “l’intrus” qui, lors du long suicide de ses nuits, veut donner forme à l’Idée qui s’incarne dans un cri.
    En ordonnant la vision du monde, il rend le mensonge visible, il l’expulse. Il se tient à distance, et son Verbe est l’idée incarnée dans la chair des mots, le mythe absolu, et le symbole à la fois de la vérité toute nue. Son Verbe, c’est l’idée sensible.
    Le texte poétique est le tissu, la trame, le lien de présentation à la communauté des hommes de sa légende et de son unicité.
    Le poète célèbre l’unité réalisée par l’assemblage de la rime. Il faut décidément être deux pour rimer. Mais sa fonction est antiéconomique. Nul échange contre la parole donnée.
    C’est un exclu, un exilé, qui travaille l’écriture du poème comme on construit un édifice, une architecture qui sera son propre mythe. Un mausolée ?
    Sa rotation est celle de l’astre solaire, il éclaire même la nuit.

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