je chante à l’écho ·

depuis… depuis des temps certains, certaines fois je vais.

 

je vais dans le lointain cacher dans les filets d’un pêcheur un peu vous…

 

je rame à ses côtés, écoutant clapoter, l’eau…

 

et me reviennent mes mots, comme, comme, comme un écho.

 

soudain dans l’eau qui luit je m’aperçois un peu, le je qui m’éclabousse me donne envie de dire… qu’au long de l’eau j’adore quand j’ai jeté mes mots.

 

ces mots-cis que voilà, que vous trouverez sous les images perçantes qui m’ont astonishé…

 

 

.·˙·.·˙·.·˙·.
nous, noués à la nuit,

noyés d’ennui flou,

marchons vers la vie, fous.

 

 

.·˙·.·˙·.·˙·.

je me suis noyé

dans ses yeux, qui, trop vagues,

pleuraient l’aube entamée.

 

 

.·˙·.·˙·.·˙·.

courir, les pieds nus dans la terre,

fouettés

par les baisers des rires.

rouler, les yeux croient la poussière,

qui leur dit

qu’ils sont bien fatigués.

jouer, et s’endormir

plus saoûl que toi

qui m’écris de ton ciel vide.

 

 

.·˙·.·˙·.·˙·.

un long cou qui se coule

avant que ne décolle

la tête qui s’enroule.

lac, allé au soleil,

le corps hallé, langueurs,

l’oiseau luit, les eaux l’ont.

 

 

.·˙·.·˙·.·˙·.

j’ai bu l’eau, à l’insecte

j’ai volé le miroir

pour m’y voir, luit.

 

 

.·˙·.·˙·.·˙·.

un nuage égaré s’était tourné vers moi, me jetant un regard comme un reflet d’émoi, et moi, mort, emmuré de mes eaux, démesuré mais un, amenuisé de nuit, je zyeutais sur l’amour comme pas un ne l’osait.

je me suis relevé, sorti du lit de l’eau, l’onde a lui sous la lune, elle dormait dans mes bras. mer – rivage – le soleil se voilait et se levait pourtant.

rayé de lumière, taché de ses rayons d’élytres, attaché au doux chant, je chutais sans fin au fond du fond du fond du lac. clé obscure de ces airs : sol, je ricochais toujours. onde, noyé d’obscur, ronde des gnomes dans le liszt de nos jours. murmures d’arbres où s’enlise nos pas. passé .:

elle avait des lèvres chaudes comme la pluie, appuyée sur mon cou, elle m’appelait à terre, ployé sous elle, j’ai pleuré la rivière, vu l’eau couler sous elle. bulle amour ensorcelle. futur .:

courir encore, sur le fil et le perdre, aiguisé de l’avril découvert aussi loin, de l’autre côté des océans, partir, chanter à tue-tête des refrains qu’interroge mes doigts le long d’un corps de bois, chitarra. présent .:

 

.·˙·.·˙·.·˙·.

couche d’eau qui accouche

« tu gobes une mouche ! »

d’obliques firmaments…

 

 

.·˙·.·˙·.·˙·.

la colline s’est coulée
dans l’ombre que l’été
a jeté sur l’automne

monotonie, gaieté,
sous le soleil atone
la pudeur a perlé

et là où tu t’étonnes
de sentir tes foulées
que le vent vient fouetter

tu t’arrêtes et frissonnes…

 

.·˙·.
 

corridor d’or sur l’eau d’où

monte en un décor…

le ciel est à genoux.

 

˙·.·˙
 

···sonnet un peu diffus···

entre misère et vain,
venait à moi mon coeur,
dans les flots, roulés comme
elle, je perdais l’espoir.

pourtant il était tard,
et ses yeux avaient plu,
et du ciel avaient plus
l’air lunaire que les miens.

sa voix était posée
contre un morceau de ciel,
et tordait dans sa bouche

le monde envahit d’hommes,
qui perdraient pour toujours
la raison et la foi.

 

 

.·˙·.·˙·.·˙·.

cascade, de couleurs,
chute de mots, de fleurs,
c’est l’automne qui flambe.

et dans les phrases qui flanchent
l’homme lit le mélange
de prose et poësie

le son abscons se fée
et le sens sonore
la lumière qui s’endort
devient comme un trophée

la boire et puis la rendre,
pour la prendre, à-peu-près
puissant comme de l’ambre,
se coller contre l’arbre,
s’engluer à sa peau,
sans penser à l’après.

 


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Un commentaire

  1. Basilic22 dit :

    Histoire d’O et de flots, floués, flous, flottaison des maisons dans les flaques, où des arbres craquent, et des plaques claquent… clic, clac… flic, fla… fric- frac…
    Bien contente de voir que la reprise a sonné dans vos vers… on espère… que ça continuera. A bientôt!

    Dernière publication sur FICTIONS et FRICTIONS : Bruxelles ciblée, Bruxelle brisée, Bruxelles martyrisée...

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