·brèves·

·I·

 

- brûle. – nous nous aimons, – je t’aime.

- tu veux me voir mourir

- peu importe ce soir, – non,

je sais ce qu’il se passe.

 

 

- arrête cette peur en toi, – qui

me dis toujours quoi faire ?

- je t’assure que mon sentiment…

- anéantis encore.

 

 

- merde ! Cette voix qui hante,

- noire est ton âme, – je veux

que tu saches que je t’aime !

 

 

·II·

 

Vibres, et plantes-toi en terre

j’aime ce mouvement doux et souple du bassin

arraches, dans les sillons de peau

les lignes de sang frappent sans jamais se mourir

 

 

lèches, lèches, lèches, lèches

je fais l’ode au festin

gras et riche, on fait le mort

et sous tes airs joueurs

se cache ici

 

 

·III·

 

C’était l’un de ces longs silences d’ennui dans les après-midi froids et pluvieux où l’air est trop saillant et donne envie de gel

 

je lui parlais de moi tandis qu’elle me parlait d’elle, après tout, c’est normal, c’est ce qu’on sait le mieux.

 

Elle a ouvert la bouche et là j’ai aperçu au fond du vieux malheur la conscience du présent.

 

Je du me retourner dans mon ventre sans savoir si c’était moi ou lui qui ne pouvait plus tenir. J’élançais toute mon âme et je tuais le bouc.

 

Dans les rances relents qui relancent sans cesse ; aperçois, je t’en prie, une part de mon mystère.

 

 

·IV·

 

J’ai grimpé ma folie, quatre à quatre

aux barreaux de prison j’ai dit « oui »

j’ai sifflé dans l’air mol d’un désoirs

où tous sont de mauvais poil.

 

 

·V·

 

Vois-tu ? Quand je parle je t’appelle

et tu souris un peu même si tu sais que le jeu

s’arrête, oui.

 

Goutte, derrière les astres, à gauche, un peu

 

voilà,

 

et moi j’écris pour toi

 

TOI

 

 

·VI·

 

Adresse, quoi, du cœur, merci

la foule braille autour d’un homme-calembour Quelle folie l’a pris ? Il grimpe sur des chevaux, des mots, des colonnes de marbre, et il s’avance en leur roulant dessus.

Son rire se fait entendre, puis un glapissement sec, rappel qu’il assène parfois sans en rien dire, de violents coups de tête à des hommes en cravate.

 

 

·VII·

 

ailleurs, le jour est là, ici je me souviens d’une faible lumière d’un monde un peu trop las

j’avais trop respiré de cette poussière brune.

 

- bouge ce doit, celui-ci, celui-là.

 

Je tends et détends convulsivement chacune de mes phalanges, l’envie de vivre en moi s’arrime doucement

 

- je t’ai dit de l’aimer.

 

Et encore on me pousse , que peut bien dire ce corps ? Je voudrais le faire taire, retrouver ma raison.

 

- noir, le silence est noir.

 

Il parle tout le temps alors. Il aime à faire sentir dans [sa] voix ronde et forte un sentiment nouveau, la simple raison d’être.

 


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