danse contre incidence

nous étions sous les astres,

nous ne dormions jamais,

et la lumière de bistre

nous jetait en travers.

 

nous vibrions, coupés,

hachés de sensation,

nos corps que secouaient

le son et la cadence

 

sautaient comme ivres et morts,

ou du moins moribonds.

nos jambes étaient ressorts,

nous n’étions que rebonds.

 

accrochés aux étoiles

et massés sur la terre

autour de l’éphémère

d’une scène presque vide,

 

nous étions déchirés

par deux ou trois secondes

d’un tremblement divin,

extatique, et mortel.

 

le motif répété

contre nos crânes brisés

nous broyait à nous-mêmes

et nous faisait poussière.

 

nous avons bu l’amour

qui coulait de nos sangs,

fumé jusqu’à l’alcool

qui nous rendait hargneux.

 

nous ne voulions rien d’autre

que de cette misère :

lumière sur nos corps,

ténèbres dans nos têtes.

 

la noirceur de la fête

devenait presque un jeu.

qui de nous peut le mieux

décrire ce qui l’arrête

 

sinon celui qui laisse

s’exprimer sous ses pieds

que s’écrase sa terre

et s’écroule sa tête ?

 


3 commentaires

  1. c’est superbe; comme ce que tu laisses sur mon blog.
    tu es une lumière rare
    merci

  2. Basilic22 dit :

    Oui, je suis d’accord…je trouve de l’invention et de la profondeur dans tes vers…je repasserai.
    Je suis aussi lancé dans l’écriture, mais plus romanesque à présent (quoique non dénué de recherche poétique)…2 romans et un recueil de nouvelles auto-édités… à bientôt j’espère.

    Dernière publication sur FICTIONS et FRICTIONS : Bruxelles ciblée, Bruxelle brisée, Bruxelles martyrisée...

  3. Roger Tibbart dit :

    Je passais pars là, j’ai lu, j’ai aimé vos différents textes…

    A bientôt !

    Roger

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