cassis ·

avec l’âge, les tranches de mort scelleront nos bouches, morcelleront nos consciences, cadenasseront nos yeux, car delà des cieux seront nos étoiles cassées. Les étoiles qu’assez j’ai vu tomber, sans doute, ou d’autres.

 

C’est dans ces flots de rêve que je laisse flotter, au delà de mon corps un lambeau d’horizon, un bout d’air qui s’éraille, se tue et se déchire, le reste de l’idée que j’aurais pu mourir. Je souris.

 

La passion qui m’anime est propre à tuer mon corps, perpétuée par la perte et le sang qui coule le long de mon échine, c’est tué que tu es le plus sensible. Le tu est je. Tu te mues quand je me tutoie. Tout ému de me rencontrer, je me tue à me raconter. À me raconter quoi ? Elle, à me la raconter.

 

Encore une fois je glisse sur l’état d’âme, en froissant un peu le vrai, j’esquisse un tremblement qui ne veut plus sortir. Je caresse et ressens que sans le souvenir de ce que je serai je ne serais pas encore. Sans qui sans quoi je mens, j’attends, le sang qui mue, m’émeut quand il bout, le sang qui ment, te ment, te maintient où tu t’apprêtais à être. J’ai oublié en quel sens.

 

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