quelques grammes de pensée, instants posés sur quelques mots. quelque chose à dire…

Presque un peu de langueur, voilà que s’interroge l’esprit qui m’anima. Anima est un mot, le mot a fait le sens, le sens est suranné et nous croyons savoir en ayant asséné. Une valse de mots, un air qui (vacille) n’en finit que là où finit l’air, l’asphyxie nous attend. Tout ce qui m’emporta, tout ce que je travaille, le message que mes mots portent là où mes phrases déraillent. Enfin les sons s’enchaînent. Enfin j’aligne un peu les idées sur la scène, le théâtre inventé, image d’un autre monde… le son, la couleur, le sens, les mots, langage ! Tout ce qui veut la remplacer ! Elle ! Ma chère douleur ! Foulée au pied par tant de mimétisme, nous ne voyons plus rien de ce que nous vivons vraiment, nous ne voyons plus rien au fond du firmament. J’ordonne à la lune d’accepter sur mon cou, que se pose un rayon de sa lumière blessante. Je m’aveugle en soleil, solitaire d’infini mordu d’un ressenti sans pareil. Voilà ce que je cherche, l’instant décisif, fatal, mortel, où tout nous tue ! Tout nous tue et nous emmène plus loin, en nous. Voilà ce que nous sommes, au fond d’un somme qui ronge, acide méphitique nous voyons comme en songe une sagesse qui change. Changer est donc mourir. Naître et mourir encore. Se perdre par le monde au fond de ses yeux d’or ! La rage d’écrire, de danser, chanter, peindre… tout cela n’est que rage de vivre, rage de sens, rage dedans !

 

Je me mords la langue pour ne pas étouffer sous le sang qui m’assaille. Le reflux m’interroge sur ce nom de massaï. Lorsque je me sens fort, que je vis au gré du temps, du vent, du vol des vagues. Vagues reflets de ma conscience déchaînée, consternant tableau d’un paysage qui trait le ciel pour faire la pluie dans un tableau tout fauve. Habiter le monde serait y bien échoir. L’être est là, son corps vit. Il doit suivre un mouvement que son être est en fait puisque le monde le rend ainsi fait dans le temps qu’il l’habite. Non non non, si si si. Le monde n’est pas cyclique, il s’agit d’un dialogue, entre l’être et le monde, le temps n’est que l’idée du temps qu’on met à présenter chacun sous toutes ses facettes, son âme à l’autre en face. Moi je me présente bien, puisque je ne vis pas souvent deux fois la même chose. Jamais en fait, et tout le monde doit bien se présenter. Sinon, quelles conneries que ce serait ! Lorsque j’écris ces mots, je dois bien m’avouer que je préfèrerais que tout le monde me demande de me ré-expliquer. C’est important pour moi, et tout est trop vite dit. Répéter tout le temps serait un bon moyen de ne jamais m’avouer vaincu par ce qui se trame dans les quelques neurones de trop que j’ai. Qui s’emmerde et ne font que des conneries.

 


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