Le ciel (quand il se gorge (de la fureur du jour)

la limite entre le monde et ses astres se fait diffuse. Les nuages s’encastrent dans la terre et mangent le sommeil qui fait le rêve noir.

Les couleurs sont déjà là. Enlisées dans la cire refroidie par la nuit, elle brûleront bien tout à l’heure.

Là-haut, pour un moment encore, un soupçon de sourire jouera les m’as-tu-vu ? comme un peu de lumière diaphane est descendue dans ses rayons d’élytres, des perles de nos cœurs semblent poindre tout à coup.

Apparaissent des nuances sans en avoir conscience. L’horizon se décline et s’étire ainsi qu’il a coutume. Il faut dire que chez lui il est beaucoup plus tard.

la terre baille, semble se gonfler, pour enfanter enfin du soleil, pas tout de suite, des rubans se font voir alors que l’on s’éveille.

l’air est humide, tes seins dans la rosée repoussent mon désir.

Tu m’énerves à pencher tes yeux contre les miens…

ça y est ! Tu as des lèvres, et elle brûlent, vaporeuses, tout ce que je peux voir.

Tes cheveux sont trainés çà et là dans l’azur comme des fils que déchire un enfant sans savoir.

 

Tu t’assois dans le ciel,

je laisse ces couleurs

parler de par elles-mêmes

et je pars dans l’ailleurs…

 


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