les enfants

lorsque les enfants dorment, sous leurs paupières s’amassent, des trésors qui flottent un peu plus loin qu’on voit. un peu plus loin que passent les rivières énormes, charrié de ces jouets aux esprits fatigués.

lorsque les enfants rêvent, c’est leur coeur qui allume, flambeau clair dans la nuit, la lueur des étoiles. les plumes des oiseaux brûlent de l’ardeur plus pâle, qui vibre et tremble sur l’éternelle lune.

lorsqu’enfin ils s’éveillent c’est pour mieux disparaître, fouler dans la rosée les esprits qu’en rêvant ils ont voulu voir vrais et détruire de leurs jeux, l’innocence égayée aux profondeurs des hommes.

les enfants qui s’ennuient ne savent jamais très bien s’ils préfèrent la pluie, s’ils se sentent chagrin. les enfants qui s’arrêtent et qui mangent leur coeur entament leur bonheur dans un monde qu’ils s’arrogent.

 


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