l’une et l’hôte

Arrêter de bouger, rester face à la mer.

La mer de nuages qui s’envole sous le ciel.

J’ai froid, faim et sommeil. J’aurais du me lever.

J’acquiesce à ces raisons et tourne dans ma tête.

La toute petite boule aux cent milles facettes.

 

 

Oublier.

 

 

L’arc de cercle parfait que fit sous moi la lune enroba d’un délice les quelques soupçons que j’avais encore vis-à-vis de ma corporéité. Je tourne. Sur moi-même. Un flot t’emporte et tord, sans que tu t’aperçoives des remords de mon rêve, la dernière bribe d’air. L’air du soir est si doux, dansons dans les étoiles.

 

J’avais vue sur le fond de ma pensée peut-être, j’avais tant mal au cœur. J’ai ouvert la fenêtre, vu la foule en couleur. Coulant sans s’arrêter assénait dans son lit un fleuve de passants qu’une île est peu de chose. Il coulait dans la seine, un bien étrange relent, mélancolique obscène, un effet saisissant. La douleur fut forte sous la couleur morte de cette antique scène. Des gens passent aux fenêtres, et sous les guillotines, ont perdu le paraître du vivant : la couleur.

 

Charron envahissait, parlait à l’italienne, il avait dans ses mains le vocable qui paye. Il touchait son obole, prêtre en os charnel, pour montrer sur une île une cité endormie.

 

Les couleurs du soleil frappèrent mon visage, dans ce chant de la mort il y a de ces pages. La lumière s’échoue sur mes côtes qui crient. La torpeur s’éveille et rêve en moi l’amour, je deviens un vieux monde pour tout ce qui s’embrase.

 

Je jette un œil au soir ? Lui aussi s’est éteint dans ce point qui s’étonne. J’allume un œil hagard, qui reste lui atone. J’ajouterai trop tard ce qui me déraisonne. Toi ou toi. Est-ce toi ? Qui dans l’air mou du soir ravale ses ardeurs ?

 

 

Je comprends et je pleure.

 


Autres articles

Répondre

penser et tout dire |
Pascal DEMEURE, mes romans.... |
le Cri du Crabe qui Cuit ... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | rguiegu brahim - ÅíãÇÁÉ æÑÏ...
| dislui
| sarivoli