course dans l’air naissant

Le ciel est trop massif, on dirait qu’il a bu

de l’absinthe et il trompe mes sens subjugués,

trempé de lumière noire il devine ses verts

et les écrase un peu, à peine, sous l’horizon.

Il n’y a guère que toi qui demeure absente.

 

Enfin meurent les nuances que j’attendais encore

c’est le soleil qui danse sur ta peau et l’aurore

viens quémander aux cieux que ses couleurs soient belles.

Celles que tu adorais s’effondre dans nos corps.

Notre torpeur s’envole, tandis qu’on nous appelle.

 

Un rose transparent a chu sur ton visage,

tu voyages au travers des couches de nuages.

Quand j’aperçois soudain que tu changes de sourire.

Tu arborais alors celui du pâle plaisir

tu le remplaces avec le soleil de l’aube.

 

Un clair-obscur arrête ainsi pour moi

tout instant et ma tête se vide quand je te vois.

Le ciel s’embrase soudain et je sens ses baisers

je lui retiens la main sans pouvoir l’arrêter.

 

Viens donc près de moi, j’ai peur de te perdre.

 

 


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