ré-el

tords ton ardeur, détourne tout ton dos, raide. Dis moi si tu adores, quand je suis dans ton corps, aide. -Moi à comprendre.

L’amour peut nous descendre, viens, posons notre tête, sur le bout du canon, pour que le monde s’arrête.

La fête est là, et nous, comme le silence s’en allait il m’a dit, de l’attendre. C’est doux.

Au fond des longs couloirs, tes yeux se coulent et callent, sur le point du décor, là où ils sont collés.

 

J’acquiesce à tes raisons, après tout, faute d’errer on peut se prendre la main.

Toi tu te dis que ça ne veut rien dire, et je me dis la même chose, pour l’occasion.

J’essaierai de ne pas penser à toi ces prochaines années, comme si c’était perdu d’avance.

Enfin tu danses, et je réalise que je t’entoure presque, que nos chaleurs vont fouler la fraîcheur de l’herbe, pleine de rosée, refouler ma nausée, rouler sur nos épaules.

 

Tu grelottes, l’amour est fini et c’est maintenant que je sais, que je sens, ton corps, il a plu sur nous.

J’avais besoin de ça pour réaliser, que le monde, que dans le monde, on est là pour les autres certes, mais parce qu’on veut les autres… ou bien non? Je t’aime, tu l’as su, je n’ai jamais voulu tu prendre, je veux laisser les gens être, mais je vois que tous s’entrecoupent, s’arrachent les uns aux autres, et laissent leur marque de la plus cruelle manière.

 

Comment se fait-il que tu aimes ça? Qu’est aimer? Là, tu m’as perdu, est-ce que moi aussi j’aime être détruit? Marqué… un instant d’introspection et je ne peux plus prétendre le contraire. J’aime que le monde pose sa marque sur moi, mais pas qu’il le fasse au travers de la responsabilité d’un seul, j’ai peur d’amalgamer et d’en vouloir. Et puis je rêve d’être martyr seul. Pourquoi? Ce que j’aime ici est le fait de délivrer les autres, ce pourquoi je ne passe pas ce défoulement dans les autres. Où est la différence entre moi et les autres, puisque je les sais sentir ça aussi. D’où, le fait de n’avoir pas eu le déclic, l’étincelle qui transforme l’être de nature en possesseur du monde, laisser sa trace par la négation de l’intérêt de la pratique humaine est tout ce qu’il me reste, être le silence qui rend la musique belle ─ ou un raté ─ il faut choir ou choisir.

 

 


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