tremblements du soir

un bouquet de lumières, phénomène attachant

est tombé sur la terre, grimpé le long des glaces

dans mon appartement, le noir s’est allumé

estompant peu à peu la pudeur qui m’éclaire

 

 

j’ai laissé sur un noir, qui croyait à l’amour,

s’installer un bazar, fièvre multicolore

rempacé le rideau de fer en guillotine

par le chagrin d’un soir dérobé chez les autres

 

 

la lueur éreintée a pu finir sa course

dans mes murs trop sourds, rien qui soit dérangeant

j’aurais peut-être vu le monde dans ce qu’il

a de plus cher, charnel, un parfum chromatique

 

 

et s’il ne me saute plus aux yeux, ce tableau,

gardera donc toujours sa ténacité drôle

mes yeux le voient partout, elles réclament le prisme

de deux petites lunes, accrochées, couleur cuivre

 

 

je ne sais où je suis, si là où je vivote

ne m’apparaît plus que comme un rêve fade

c’est que j’ai perdu corps en quémandant que l’ombre

qui seule savait faire des tableaux si charmants

 

 

ne se retire un peu, je suis forcée de vivre

et ivre de destinée, mon cœur se laisse porter

mes lèvres bougent toutes seules, le noir s’est subjugué

en une multitude de recoins dans ma tête

 

 

chaque instant qui dépasse le manque d’oxygène

fait sentir la lassitude de ma conscience que tu

tue sans savoir

 


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