c¡gres

cette cigarette est morte, clouée à mon bec, et le vent qui emporte un peu de fumée grise rappelle l’insomnie qui rôde au fond d’un peu d’air, sec et froid qui m’assaille, remplit ma gueule de fer. Ces mêmes sensations anonymes et surtout diffuses ont tué tant de temps sous l’effigie du corps. Je démonte un instant l’archaïque pensée qui déroule sous mon crâne la folie d’un regard. J’ai peur du perpétuel instant qui s’affiche et se fige dans la prison sans fer de mon cerveau fini. Oxygène tue ce qu’il appelle à vivre, clope est morte dans ce gaz, brûlée vive et brillante elle appelle mon jazz, clope a tu, sous la cendre, dans une dernière bouffée, la peur de voir rien emporter son passé. Rien est là, pourri-ci, rien ne vient plus qu’après, rien d’autre après tout qu’une fuite éternelle entre l’homme caressant son désir tue-l’ennui et le monde oppressant pour qui cherche l’ailleurs dans le songe au bout duquel se trouve l’irréel. Irréel ailleurs emporté bien trop loin dans ma perception toujours croissante.

 

Cigarillo est plus fidèle.

 

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