avorté

la sueur a encore coulé sur mon corps

creusé dans ma peau des sillons de silence

abreuvé l’émotion de ces notes qui dansent

tuant sans regrets les muscles de mon corps

 

j’ai tiré abusé cru pouvoir trop en faire

j’ai été trop humain, je me suis pris une claque

à gueuler comme un chien que chaque note chaque

moment passé a participé à l’enfer

 

l’éternité n’était pas loin pourtant ce coït

instant irréel plongée dans le néant noir

j’ai cru qu’au fond du feu lui-même on pouvait voir

les gerbes d’étincelles ont dégueulé la nuit

 

la force cinétique d’une masse de chair

a retenu mon âme prisonnière d’une chanson

j’avais cru trop bien faire donnant plus que mon corps

l’instant est reparti tel qu’il était en l’air
 

j’ai crié trop crié assouvi une soif

de violence incessament renouvelée

mais en moi le silence à fait taire

l’horreur de l’espérance altérée

 

ma force s’est barrée

une chappe de plomb

a recouvert ma nuque

 

j’étais bien l’énergie qui m’avait tant poussé

n’a pas vu de retour elle s’est arrêtée

 

et j’encule en silence cette foule d’eunuques

qui n’a pas su faire l’accueil à la musique déchirée de mon corps

enculer est mon vice mon bijou mon trésor

aurais-je aimé moi-même? voilà une drôle de question

 


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