muses?

dans la douceur et le silence
j’arrête mon agitation
arrête mon cœur! cesse de battre
ces palpitations!
dont incessament, insouciemment
tu recommences la danse

là, pénétré du mystère de la joie
je sens presque enfin cette brise inaudible
ce murmure soudain qui me viendrait de toi
que je soupçonne de cacher une valse terrible
inconsciente, comme toujours, de mon émoi

non, je ne sens rien, j’ai du rêver en somme
partir en féerie, écraser le silence
de mes ronflements, de ma barbaresque pesance
me croire homme

il est près de moi ce bonheur disparu,
cet inaccessible instant où se joignent les muses
il s’est enfoui sous le feutre de mon raffut

affres éternels du poëte indécis
cherchant encore à attraper l’inspiration!

j’expire dans un mouvement de colère pure!

le poëte se sait-il être? ou l’est-il sans le savoir? doit-il forcément se sentir l’envie naître? comment dirige-t-il son regard? Ô poëte, comment fais-tu! qui que tu sois montre-toi! de toi je ferai une statue! si tu te montres te ferai roi…

Ô toi muse, reine irascible, détourne ta colère de mes pauvres yeux, Thalie je t’en conjure, sauve ce malheureux, qui ne voulait pas du génie, mais juste se sentir un peu mieux…

homme de peu de bien regarde et écoute désormais, face à toi l’être sans vergogne et sans remords a injustement frappé les muses, il se croyait plus fort que l’idée même d’inspiration, il a bu la lie de l’amour pour son propre corps, il est mort

douceur, calme et étendues désertiques… ici je bâtirai un monde, fait de rimes et de sables… et les mouettes de soupçon se secoueront les plumes, peu soucieuses de ce qu’elles font… elles tueront l’art véritable, et le remplaceront… par moi…

 


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