tordu

force encore un peu la cambrure de ton dos

ouvre les yeux, ferme les paupières

même si tu n’en es pas plus beau

ou que tu n’en es pas plus fier

c’est juste ce que je te demande

ne me regarde pas, je veux pouvoir te voir

sans faire souffrir d’avantage mon coeur

ce que ne me permettent pas les cendres

que tu ne veux pas cacher dans ton regard

comme une larme qui se meurt

ta voix brisée sous ces flots d’injures

toi aussi tu me veux

même si je n’en suis pas sûr

mais ne me fais pas mal

j’aimerais que ce ne soit qu’un jeu

un simple jeu entre mâles

 

étouffe moi sous tes lèvres

enserre moi dans tes bras

éteins ma fièvre

tue-moi

 

parcoure mon dos

fends moi de cette ligne de douleur

mais ne pénètre pas trop

tu sais que j’ai encore un peu peur

 

trace, sillonne, découpe dans mes chairs

arrache, délecte toi de mon coeur

je ne veux pas rester sur terre

je veux mourir dans l’heure

aimer va plus loin que du feu

ton corps, c’est mon corps malheureux

le brasier du sentiment

appelle au sang, irrémédiablement

ne me dis pas si tu me partages

cela ne suffit plus à ma rage

je t’offre mon corps mais je veux t’avaler

dans cette toile l’instant est mort

et maintenant que tous se fige

je me rends compte que je ne veux pas douter

ta simple apparence m’est de l’or

hypocrite je t’oblige

 

la vérité assassine

 


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